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Ce post propose une méthode d’installation du logiciel “mRS miniVNA v2.30″ sous Linux. Le programme est compilé initialement pour la plate-forme Windows, mais fonctionne via Wine.

Contexte : Lors de la mise au point de mon antenne dipôle, j’ai réalisé quelques tests avec mon miniVNA collé au ras de l’antenne. Comme c’est un ancien modèle, il n’y a pas de Bluetooth mais par chance,  j’avais bien un câble USB assez long (5m), juste assez long pour arriver sous l’antenne au niveau du sol. Pour la suite, j’avais donc le choix entre balader ma tour sous l’antenne ou utiliser l’ordinateur portable. Le portable est bien sur la solution la plus facile, sauf que ce portable tourne sous Linux. Il m’a donc fallu faire fonctionner le binaire Windows sous Linux en utilisant Wine.

Alternative possible : Il existe un équivalent sous Linux pour le logiciel miniVNA, son nom est Analyzer : “Analyzer-0.1.2.tar.gz”. Pour cette autre solution, il faut alors compiler les sources et procéder à l’install.

Note : Si j’ai choisi l’émulation d’un binaire Windows plutôt que la compilation, c’est que j’ignorais simplement l’existence du programme Analyzer. En effet, les ressources pour le miniVNA ne sont pas référencées sur un site particulier avec un gros bouton download comme on en à l’habitude. Pour disposer de la dernière version, il faut se batte :) Les ressources sont en fait stockées et maintenues via un groupe de travail Yahoo : YahooGroups – analyzer_iw3hev. On peut y trouver des tas de photos, des montages additionnels (extendeur de fréquence, etc…), de la documentation et les derniers programmes pour Windows et Linux. Pour y accéder, il faudra tout de même demander l’approbation du modérateur et cette étape n’est pas instantanée. Pour ma part, je n’ai pas eu la patience d’attendre cette validation assis sous mon antenne :) D’où l’émulation du binaire Windows sous Linux. Voila, on y vient enfin, j’attaque le sujet !

Copie des fichiers installés et émulation :

Pour faire simple, choisi de procéder à une copie des fichiers installés et de lancer l’émulation directement. C’est certainement le plus simple sur le plan pratique, mais cela pose quelques problèmes car le programme d’installation du miniVNA vient coller quelques DLL dans les répertoires de Windows (ex: C:\windows\system32, très mauvaise pratique au passage…).

Une autre possibilité aurait été d’émuler l’installeur pour le laisser bosser. Si c’était à refaire, c’est probablement ce que j’essaierais en premier. Mais en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, j’avais déjà trouvé et copié les quelques DLL qui manquaient (merci processXP et le réseau).

La bestiole refusait encore de fonctionner pour deux raisons. Une DLL devait être enregistrée dans la base de registre et je n’avais pas créé de lien symbolique COM1 -> /dev/ttyUSB0

Pour résumer, voici la procédure à suivre :

  • copier des fichiers installés du logiciel miniVNA dans votre espace personnel
  • ajouter ces fichiers dans le même répertoire que l’EXE : comdlg32.dll comdlg32.ocx mscomctl.ocx mscomctl32.ocx mscomm32.ocx msstdfmt.dll msvbvm60.dll (ces fichiers sont disponibles sur l’ordinateur où vous avez installé miniVNA).
  • enregistrer la librairie “msstdfmt.dll” avec la commande “wine regsvr32.exe msstdfmt.dll”
  • dans le répertoire “.wine/dosdevices”, faire un lien symbolique avec la commande “ln -s /dev/ttyUSB0 com1″
  • émuler “miniVNA230.exe” avec la commande : “wine miniVNA230.exe” ou lancer le binaire directement sous votre explorateur (ça marche bien avec la ‘Bubuntu)

Ça parait laborieux mais c’est fait en un rien de temps. Cela dit, ça pourrait être encore plus simple avec l’installeur. Il restera néanmoins à créer le lien symbolique sur le port COM.

Voici le résultat obtenu avec mon dipôle pour la bande des 20m :

Le logiciel miniVNA fonctionnant sous Linux avec une émulation Wine

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J’ai profité de mon long week-end pour faire quelques expérimentations radio et je me suis notamment décidé à construire une antenne dipôle. J’avais commencé simple avec l’antenne Zeppelin, et je continue doucement avec une autre configuration incontournable de base : le doublet demi-onde.

A plusieurs reprises, j’ai lu sur le Web des petites boutades de radioamateurs chevronnés plaisantant sur le petit jeune avec ses 100 watts et son dipôle :) Certes, j’imagine que c’est empreint d’une certaine réalité, et le fait d’y passer me fait assez rigoler. Ceci dit, je pense que c’est une très bonne antenne et il serait dommage pour moi de ne pas tester les configurations basiques de l’éventail. (Note : N’ayant pas de licence, je n’ai testé cette antenne qu’en réception)

Me voila donc parti dans la réalisation du doublet et j’ai visé la bande des 20 mètres. Précédemment, j’avais déjà couvert la bande des 40m avec ma Zeppelin et cette fois-ci, je voulais essayer d’optimiser un peu la réception de cette bande que je ne connais pas.

Un peu de fil de cuivre, de la corde la linge nylon, deux/trois trous dans un bout de plastic pour fixer la BNC et hop, terminé ! :) Voici à quoi cela ressemble :

Détails sur la construction du doublet demi-onde

Bien sur, il faut encore accorder précisément la bestiole. Pour cela, j’ai collé mon miniVNA juste à la sortie de la BNC et j’ai laissé descendre un câble USB de 5m de long sous le dipôle (ça passait limite). Le PC portable sur un chaise longue avec tout le zinzin au dessus, j’ai trouvé ça assez folklorique :) Comme mon dipôle était plus grand par mesure de sécurité, je me suis donc retrouvé avec une fréquence de résonance un peu plus basse. Voici une capture d’écran avec le miniVNA sous Linux :

Le logiciel miniVNA en action pour caractériser le dipôle (fonctionne sous Linux avec Wine)

En rajoutant les 20 mètres de câble coax.  pour l’acheminement du signal au récepteur, la réponse de l’antenne en souffre un peu :

Mesure similaire mais avec 20 mètres de câble coaxial entre l’antenne et le miniVNA

A noter que le ROS n’est pas optimum, et je pourrais faire une petite adaptation d’impédance en même temps qu’une symétrisation.

Pour l’ajustement exact de la longueur du dipôle, c’est toujours un plaisir de descendre l’antenne et de refaire tout les nœuds… Bref, au final, une fréquence de résonance axée sur 14.120 MHz.

Après quelques essais, je constate que ça marche plutôt bien et je décide d’améliorer le système avec un symétriseur, également appelé balun 1:1 dans le jargon, si j’ai bien tout suivi. Sauf que pour tout ajout d’élément, il faut considérer les pertes d’insertion et savoir si le jeu en vaut la chandelle. F5AD à fait un très bon topo la dessus : “Essais de baluns (par F5AD)“.

Réalisation du symétriseur sur tore

Après la réalisation du symétriseur, je l’ai donc testé avec le miniVNA (Note : Des excellents articles sur les symétriseurs sont disponibles ici (F6CRP) et ici (F5ZV)). Pour le miniVNA, je m’en sert tout le temps et partout, c’est une vraie petite merveille et en plus, ça aide à comprendre facilement les phénomènes physiques.

Comme le préconise F5AD, j’ai fait des tests à vide et avec une charge de 50 ohms. Pour la ferrite utilisée, je ne sais pas trop ce que c’est. J’en ai notamment récupéré une tripotée sur des vieilles cartes mère de PC. Voici le petit bricolage :

Montage pour la mesure des pertes induites par le symétriseur

Et voici le graphique avec le miniVNA :

Mesure et caractérisation du symétriseur à l’aide du miniVNA, avec une charge de 50 ohms

Ça m’a l’air plutôt bon et les pertes restent très faibles pour le 14MHz. Bref, le voila aussitôt arrivé sur mon dipôle.

D’une manière générale, les comparaisons de spectres (waterfall) montent un meilleur rapport signal/bruit en faveur du dipôle, mais la comparaison n’a que peu de valeur car mon antenne Zeppelin est accordée sur 40m. Cela montre juste qu’il n’y a pas de problème majeur avec ma nouvelle antenne.

Au final, j’ai écouté et découvert la bande des 20m dans la nuit de samedi à dimanche. Beaucoup d’américains après minuit (heure Française) avec des signaux très forts et très contrastés. Bref une très bonne réception comme je le détaillais dans le post précédent. Pour le coup, j’ai du avoir de la chance car les DXeurs américains parlaient de conditions très favorables. Expérience très concluante et très encourageante, j’en redemande :)

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Lors de ma dernière petite sortie pour expérimenter une réalisation perso d’une antenne yagi 17 éléments, j’en ai profité pour enregistrer et amasser un petit paquet d’informations.

Je me suis posé au parc de la Cure d’Air à Nancy. Petite note au passage, ce parc bien sympathique est appelé ainsi car, au début du siècle, les gens de Nancy venaient s’y oxygéner. Situé sur les hauteur de Nancy, le parc domine la ville et la vue est pas mal. Bref, zone dégagée, très bien pour mes tests ! (Je fais un panoramique à l’occaz’)

Après avoir balayé l’horizon pendant quelques minutes, je me suis retrouvé avec plus de 1100 points d’accès (PA) ! Certe j’utilise une antenne directionnelle disposant d’un gain de 15dBi (15 en théorie, mais je l’estime vers 12). Ceci dit, la densité de PA est impressionnante.

L’analyse des données collectées est intéressante et montre, ce n’est pas un scoop, que certains channels sont plus utilisés et plus saturés que d’autres.

scanNancyOn voit clairement que le 1, 6 et 11 sont les plus occupés. Donc pour améliorer les conditions radio et les taux de transfert, il suffirait de changer de channel pour en prendre un moins saturé, mais cela ne résout pas tout le problème. Il y a en effet un recoupement des différents channels Wifi.

80211-frequency-channel-mapSource du document : www.moonblinkwifi.com/2point4freq.cfm

Idéalement, il ne faudrait utiliser que les channels n, n+5 et n+10. C’est bien ce qui est fait :)

Alors que faire pour améliorer le truc ?! Passez au 5GHz ;)

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